 | Monsieur Jules GERVAIS Jules, Je me rappelle de toi, alors, tu n’étais qu’un tout petit garçon, assis à table, savourant un œuf à la coque avant d’aller te coucher. C’était sans doute un moment simple et banal, mais il a toujours été celui qui me vient en premier quand je pense à toi.
Il y avait aussi ces soirées où, en refusant d’aller au lit, ton papa te posait cette question : “Jules, vois-tu des canards ?” Ta réponse, toujours la même : “Non !” Et lui de conclure avec un sourire : “Alors, c’est qu’il est tard !” Ce petit jeu, empreint d’amour et de complicité, m’a toujours fait plaisir à voir, même si parfois, à l’époque, tu faisais la moue en allant au lit.
Hélas, il n’est pas tard du tout, tu es parti trop tôt, laissant un vide immense dans nos cœurs. Les souvenirs que j’ai de toi, petit garçon, adolescent et jeune homme, resteront gravés en moi.
Repose en paix.
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